la Mort en Cévennes à travers les âges

L’être humain est vraiment un étrange animal : il appréhende la mort et se questionne sur icelle tout en provoquant son trépas en empoisonnant la terre qui le nourrit.

Sur quelques kilomètres carrés de Cévennes gardoises nous avons la parfaite illustration de cette ambivalence.

Plus de 3000 ans avant-J.C. l’Homme du Néolithique disposait consciencieusement des pierres dans les Cévennes pour y construire leurs sépultures.

Ici, à Saint-Félix-de-Pallières, un trentaine de dolmens ont été répertoriés. Même si beaucoup de mystère demeure sur ces mégalithes, il est évident que la mort préoccupait celles et ceux qui prenaient déjà soin de leurs dépouilles mortelles.

Un peu plus bas, à quelques centaines de mètres, l’Homme du XIXème et du XXème siècle a profondément creusé le sol à la recherche de minerais.

Malheureusement, cette quête de zinc et de plomb a laissé des traces parce que dans son soucis d’amasser toujours plus d’argent, avec la complicité de l’État français, l’exploitant belge Umicore a laissé le site dans un état catastrophique. Des déchets toxiques, un site accessible au public (non sécurisé) avec des risques d’éboulement, l’ancienne mine de la Vieille Montagne est devenu un véritable scandale environnemental.

Mine hier et aujourd’hui. Cette photo est extraite du web documentaire de R.F.I.

50 ans après la fermeture de la mine tout le monde se renvoie la balle et il est à craindre que le site ne soit jamais nettoyé. L’eau ruisselle, se charge en matière toxique, et finit (finira) un jour où l’autre par tuer.

Quelques photos du site via un album Flickr :

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